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Le marché du vin en Allemagne (20/2/2004)
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Géographie et démographie :
Capitale : Berlin.
Population : 82 millions
Population active : 40 millions
L'Allemagne est un état fédéral qui comporte, outre les 3 villes-états de Berlin, Hambourg et Brême, 13 Landers régionaux.


Politique :
Régime : République démocratique, contrôlée par un gouvernement fédéral. Mais chaque Lander et ville-état comporte son propre gouvernement, compétent notamment pour l'application des lois fédérales.
Président, chef de l'état : Johanes Rau
Chancelier, chef du gouvernement : Gerhard Schröder


Economie :
Produit Intérieur Brut : 2 100 milliards d’euros
Indice PIB/hab. : 104,4 (moyenne Union Européenne = 100)
Monnaie : Euro
Répartition de l’Economie : secteur primaire 2,7 %, secteur secondaire 31,3 %, secteur tertiaire 66 %.
Activité très importante dans l’industrie, la chimie, le secteur de l’automobile et des transports, les services financiers, …
L’Allemagne est le premier client de la France et absorbe 14,4 % de ses exportations. Réciproquement, la France est aussi le premier client de l’Allemagne (11 % des exportations).

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Sommaire  
puce Histoire et vignoble
puce Les régions viticoles
puce Législation de la production
puce Importations et exportations
puce La consommation intérieure
puce Les acteurs de la filière
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Histoire et vignoble
 Sommaire

La vigne est apparue en Allemagne avec les Romains, et l'on élaborait donc déjà du vin dans la vallée du Rhin au début de l'ère chrétienne.
Les guerre féodales qui ont suivi l'effondrement de l'empire romain ont ravagé le vignoble. Puis ce fut à nouveau une phase d'extension, comme partout en Europe, à l'initiative des ordres religieux. Le vignoble allemand a atteint son apogée sous l'influence de l'église dans la première partie du 17e siècle, où l'on comptait presque 300 000 ha contre environ 100 000 ha aujourd´hui. De nos jours encore, on trouve encore certains grands domaines, héritages des monastères d'antan.
En 1803, suite à la conquête de la Rhénanie par Napoléon Ier, les vignobles quittèrent le giron de l'Eglise pour passer aux mains de personnes privées ou de l'Etat, qui est le plus grand propriétaire de vignobles en Allemagne.
Les guerres, les épidémies, les luttes de pouvoir qui ont agité les Lander d'Allemagne jusqu'à l’Unité Allemande en 1871, n'ont pas été sans influence sur la culture de la vigne, qui s'est peu à peu concentrée sur les terroirs les plus propices. A la fin du 19e siècle, le phylloxera a également ravagé le vignoble.

Caractéristiques du vignoble

Il en résulte de nos jours un vignoble discontinu, plus dense au Sud et Sud-Est du pays vers la frontière française, qui s'étale essentiellement autour du Rhin et de ses affluents (Ahr, Moselle, Nahe, Main, Neckar). Seules les zones les plus favorables à la culture de la vigne sont plantées ; les vins de table et de pays ne représentent que 0,5 % des surfaces (6 % de la production).
Les vignobles allemands sont situés entre le 47e et le 50e degré de latitude Nord, à la limite de la culture de la vigne. Les parcelles sont généralement plantées à proximité de cours d'eau protecteurs et orientées Sud pour bénéficier du maximum d'ensoleillement. Il en résulte aussi un vignoble planté à 68 % en blancs (riesling et müller-thurgau - avec respectivement 20 % et 17 % des surfaces - en sont les principaux cépages). La production, en moyenne de 10 millions d'hectolitres, fluctue sensiblement d'une année sur l'autre en fonction des conditions climatiques et les millésimes sont de qualité très inégale.

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Les régions viticoles
 Sommaire

Les régions viticoles et les structures de production

Il existe en Allemagne 13 régions viticoles, que l'on peut répartir en deux groupes :

Les six principaux vignobles

A eux seuls, ils comptent pour 90 % du total : Hesse-Rhenanie (25 000 ha), Palatinat (22 000 ha), Mosel-Saar-Ruwer (10 000 ha), Pays de Bade et du Würtenberg (respectivement 15 500 ha et 11 00 ha), ainsi que la Franconie (6 000 ha). Les vignes sont situées dans les vallées creusés par des rivières et souvent protégées par des collines, avec souvent des pentes importantes. Les régions du Palatinat, de Bade et surtout du Würtenberg, avec les climats les plus doux et ensoleillés, produisent plus de 30 % de rouges.
Le Palatinat, La Hesse et la région de Mosel-Saar-Ruwer possèdent une large gamme et une structure de commercialisation très diversifiée, de nombreuses entreprises et une part significative des ventes à l'export, mais aussi beaucoup de vente directe. Les autres régions sont plutôt orientées vers une consommation nationale, voire régionale. Les structures d’exploitation sont souvent petites, et le poids de la coopération est important.

Les autres régions viticoles

Au nombre de 7, elles sont de superficie bien inférieure : Nahe (4 300 ha), Rheingau (3 000 ha), suivis des vignobles beaucoup plus petits du Mittelrhein (500 ha), de la vallé de l'Ahr (525 ha), la Hessische Bergstrasse (450 ha), ainsi que la Saxe (450 ha) et la Saale-Unstrut (650 ha), régions viticoles de l'ex-Allemagne de l'Est, rattachés depuis 1990 à la législation allemande et aux normes de l'Union Européenne.
Les vignes sont là aussi plantés dans les vallées des rivières, parfois très encaissées comme dans le Mittelrhein où le reflet du soleil sur le Rhin et les pentes abruptes créent une sorte de serre. La production est écoulée essentiellement localement, souvent en vente directe d'autant que plusieurs régions sont très touristiques. Rheingau est la plus célèbre région, avec une renommée internationale, une part importante des ventes en distribution traditionnelle, export et restauration, des propriétés célèbres appartenant à l'ex-aristocratie, et l'on y trouve une proportion plus importante qu'ailleurs de vignerons à plein temps.
Plus continentaux, les vignobles de Saxe et Saale-Unstrut connaissent une production beaucoup plus variable d'une année sur l'autre. Après une phase de repli pendant l'ex-RDA, ils connaissent à nouveau une expansion et transformation (mécanisation du vignoble, réencépagement, investissements dans les chais, etc.)

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Législation de la production
 Sommaire

La législation allemande est complexe et s’appuie à la fois sur des lois fédérales et régionales. Pour les étiquettes, il en résulte une grande richesse d’informations, à condition de savoir les déchiffrer !

Les mentions d'origine

Le schéma se calque sur le modèle européen, avec trois niveaux :

1- Les vins de table (Taffelwein), précédés de la mention Deutscher lorsqu'il s'agit de vins de table d'Allemagne.

2- Les vins de pays (Deutscher Landwein), avec une indication de provenance, assez semblables aux vins de pays francais. Ils peuvent mentionner la région dont ils sont originaires (19 au total).

3- Les vins d’appellation d’origine. Il existe en Allemagne 13 régions viticoles (gebiet) présentées plus haut, définies par des critères de géologie, climatologie et cépages. Ces régions sont divisées en communes (Bereich), qui regroupent plusieurs villages et apportent un supplément d'information sur l'origine des raisin.
Mais les mentions d'origine vont plus loin, et ne sont pas sans rappeler les notions bourguignonnes de climats. Ainsi, chaque Bereich rassemble plusieurs unités homogènes de vignobles (Grosslage), eux-mêmes divisés en parcelles individuelles (Einzellagen).
Dans la pratique, seules les parcelles les plus célèbres sont mentionnées sur les étiquettes. La plupart du temps, les vignerons préfèrent passer sous silence ces mentions facultatives, source de complexité supplémentaire.

Les niveaux qualitatifs

L'Allemage propose un schéma de classification des vins très particulier, qui renseigne sur le contenu de la bouteille. Il est basé sur la richesse en sucre du moût, c’est à dire la maturité du raisin, souci essentiel du vignoble.
Ainsi les vins de qualité sont divisés en :

1- VQPRD simples dénommés Qualitätswein ou Qualitätswein b.A (bestimmer Anbaugebiete ou origine contrôlée). Ces vins doivent provenir d'une des régions d'appellation et respecter ses critères de cépages, d'élaboration, de degré minimum, etc. Pour ces vins, la chaptalisation est autorisée. Ils représentent 66 % de la production. Depuis la récolte 2000, l’Allemagne a introduit deux labels qualitatifs supplémentaires, « Classic » et « Selection » avec des conditions de production plus restrictives et destinées à donner des vins très typés. Ces labels ont pour objectif de mieux positionner les produits dans un contexte internationnal.

2- VQPRD avec Prädikat (Qualitätswein mit Prädikat), label de qualité supplémentaire. Cette mention est suivie d'un numéro de contrôle officiel (A.P.NR) que le vin obtient lorsqu’il passe avec succès une série de tests (maturité des raisins, examen analytique, dégustation d'agrément). Pour ces vins - 28 % de la production - la chaptalisation est interdite, une notion à laquelle les Allemands accordent une grande importance.

Les étiquettes de ces vins sont toujours suivies d'une mention complémentaire, qui indique le niveau qualitatif :

4.1 Kabinet, pour les raisins récoltés à pleine maturité (67 – 82°Oechsle), moyennement alcoolisés,

4.2 Spätlese, pour des vendanges tardives, raisins récoltés environ une semaine après les vendanges normales (76 – 90°Oechsle), conduisant à des vins plus concentrés et charnus,

4.3 Auslese, pour des raisins ayant fait l'objet de tris (83 - 100°Oechsle), donnant généralement des vins doux,

4.4 Beerenauslese, pour les sélections de raisins avec pourriture noble ( 110 - 128°Oechsle),

4.5 Trockenbeerenauslese, pour les raisins précédents, ensuite mis à sécher avant d'être vinifiés (150 – 154°Oechsle), vins très rares qui atteignent des sommets de prix.

4.6 Eiswein, pour des raisins récoltés gelés (- 7 °C, 110 - 128°Oechsle), avec un équilibre tout à fait remarquable entre le sucre et l'acidité .

Le type de vins

Le législateur allemand définit trois niveaux de vins : sec (troken), demi-sec (halbtroken), moelleux (lieblich) et doux (süss). Pour chaque niveau est définie une teneur maximale en sucres, dans l’absolu et en relation avec le niveau d’acidité. En effet, les vins allemands sont souvent assez vifs, ce qui autorise en bouche des teneurs en sucres résiduels plus importantes. Les vignerons allemands stoppent souvent les vinifications un peu avant que tout le sucre du raisin ne soit consommé par les levures. La consommation s’oriente toutefois de plus en plus vers les vins secs et demi-secs.

Les sekts

Ce sont des vins mousseux élaborés suivant la méthode des cuves closes, la méthode de transfert ou la méthode traditionnelle. Ils doivent avoir effectué deux fermentations et titrer au moins 10 % d’alcool et 3,5 bars de pression. La mention Deutscher Sekt n’est applicable que pour les sekts de vins allemands. Les sekts b.A. proviennent d'une région déterminée. Quand aux Winzersekts, ils ont été élaborés depuis le raisin jusqu’à la mise en bouteille chez le vigneron. Il existe différents types de sekts suivant la quantité de sucres résiduels : brut nature, extra-brut, brut, extra-trocken, trocken, halb-trocken, mild.

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Importations et exportations
 Sommaire

L'Allemagne produit près de 10 millions d'hectolitres mais en consomme plus du double et en exporte.
Avec 12 millions d’hectolitres importés par an, elle se place en tête du palmarès européen des pays importateurs, avant la Grande-Bretagne. Il s’agit à 80 % de vins tranquilles – dont 60 % de rouges – mais l’Allemagne achète également des quantités importantes de vins mousseux (800 000 hl) et vins perlants (500 000 hl).

Les fournisseurs de l’Allemagne

Les principaux fournisseurs sont l’Italie (5,2 millions d’hectolitres), la France (2,6 millions) et l’Espagne (1,4 million), totalisant à eux trois plus des trois quarts des volumes. Cette part de marché a tendance à s’éroder au profit de nouveaux pays.
L’Allemagne importe aussi en provenance d’autres pays européens : Autriche et Macédoine (400 – 450 000 hl chacun) et dans une moindre mesure la Grèce, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie (150 – 200 000 hl chacun). Ces pays ont connu une forte progression dans la deuxième moitié des années 90. Il en va de même pour d’autres pays « du Nouveau Monde » tels que les Etats-Unis ou le Chili, avec désormais 300 à 350 000 hl/an à destination de l’Allemagne.



 
Prix moy. (€/hl)
 
Prix moy. (€/hl)
Italie
120
 
 
France
207
USA
217
Espagne
178
Grèce
157
Macédoine
41
Roumanie
58
Autriche
66
Hongrie
97
Chili
132
Bulgarie
76

Source : Deutscher Weinbauverband nach Angaben des Statistischen Bundesamtes – Année 2002


Caractéristique importante du marché allemand : un prix d’importation – 145 €/hl en moyenne – parmi les plus bas du Monde, en raison du poids important des discounters (cf. chapitre sur la consommation).

Dernier aspect, l’Allemagne exporte aussi chaque année de l’ordre de 2,3 millions d’hectolitres, principalement à destination de la Grande-Bretagne (40 %) et des Pays-Bas (13 %). Ces exportations sont stables, voire légèrement en hausse en valeur, après plusieurs années d’érosion.

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La consommation intérieure
 Sommaire

La consommation de vin atteint des records
Avec 24,3 litres par personne en 2002, soit un demi litre de plus que l’année précédente, l’Allemagne atteint des niveaux de consommation inégalés. Une croissance qui se fait aux dépends de la bière, dont la part de marché diminue (mais avec 121,5 l/habitant/an, elle reste de loin la boisson alcoolisée la plus consommée dans le pays ). Il faut souligner que le vin bénéficie d’un courant d’opinion extrêmement favorable, symbolisant un art de vivre auquel les Allemands aspirent. La bière est perçue comme une boisson plus masculine et populaire.



Source : OIV



L’irrésistible ascension des rouges

Au total, la consommation allemande représente 20 millions d’hectolitres. Les rouges ont connu sur les 10 dernières années une très forte progression : alors qu’ils pesaient environ 30 % de part de marché en 1994, ils caracolent aujourd’hui à plus de la moitié des volumes consommées. Le poids des rosés est resté stable (5 à 8 % du total) tandis que la part des blancs a diminué drastiquement de 60 % à 40 % de part de marché. Une situation qui accompagne une évolution des modes de consommation, le vin étant davantage consommé avec les repas.
Cette tendance de fond a eu une incidence importante sur les importations (désormais à 66 % en rouge) mais aussi sur le vignoble allemand, qui s’est réorienté vers les cépages rouges (31 % des surfaces en 2002 contre 19 % en 1990).
En 2003, le paneliste consommateurs GFK a toutefois noté une meilleure performance des blancs (+ 6,7 % en volume) par rapport aux rouges (+ 4,2 %). Les conditions météorologiques exceptionnelles de l’été n’y sont pas étrangères


Le poids des vins allemands

Autre caractéristique : les Allemands consomment 45 % de vins… allemands. Après avoir beaucoup baissé depuis 10 ans, cette part tend à se stabiliser. Les vignerons allemands se battent pour maintenir leurs parts de marché nationales et y réussissent aujourd’hui plutôt bien malgré des prix moyens plus élevés (3,36 €/l) que ceux des vins importés (2,84 €/l).

La sinistrose des prix

En 2002, les Allemands ont dépensé en moyenne 2,08 € par bouteille de vin blanc (2,77 €/l) et 2,34 € par bouteille de vin rouge (3,12€/l), prix en baisse de 8,4 %. Ces niveaux très bas s’expliquent par la structure de mise en marché, qui se répartit comme suit :



Source : Panel consommateurs GFK – Année 2002 et évolution par rapport à 2001

La crise économique profite très clairement aux discounters avec, pour résultat, le glissement des achats vers des vins d’entrée de gamme. Pour 2003, les panelistes semblent observer les mêmes tendances. La reprise économique, attendue courant 2004, mettra-t-elle fin à cette situation ?

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Les acteurs de la filière
 Sommaire

La production

La viticulture allemande est extrêmement éclatée avec environ 69 000 producteurs dont presque les trois quarts possèdent moins d’un hectare. Les coopératives, en toute logique, sont très présentes, pesant même plus de la moitié de la production dans le Wurtenberg, le pays de Bade (avec la cave de Breisach, la plus grande d’Europe) et dans de plus petits vignobles (Saale-Unstrut, Ahr, Saxe).

Les principales instances de représentation de la production sont :

- L’institut des vins allemands, organisme intervenant dans la coordination de la recherche, le contrôle qualité, la promotion des vins allemands et fournissant des informations d’aide à commercialisation. C’est en outre un observatoire économique du marché.

Deutsches Weininstitut GmbH
Gutenbergplatz 3-5
55 116 Mainz
Tel. + 49-(0)6131-2829-0
Fax + 49-(0)6131-2829-20
www.deutscheweine.de

- L’Association des producteurs allemands de vin. Association visant à défendre les intérêts des vignerons, groupe de pression et de lobbying, activité de soutien et d’initiatives (salon technique Intervitis-Interfructa, publications professionnelles, etc.)

Deutschen Weinbauverband eV
Henssallee 26
53 113 Bonn
Tel. + 49-(0)228-949325-0
Fax. +49-(0)228-949325-23
www.dwv-online.de

Le négoce

Outre les coopératives qui mettent en marché les vins de leurs adhérents, la commercialisation en Allemagne s’appuie sur de grandes sociétés d’importation et de négoce. Un certain nombre d’entre elles ont construit des marques fortes, notamment dans le domaine des vins de table (Domkellerstolz, Blanchet, Amselkeller, Medinet, etc.). La ville de Brème, ainsi que certaines régions de production sont traditionnellement les hauts-lieux du négoce allemand. Certains distributeurs comme Edeka possèdent leur propre société de négoce et d’embouteillage.

La distribution

Le hard-discount est l’acteur majeur de la distribution allemande (cf. chapitre consommation), Aldi écoulant à lui seul 22 % des volumes de vin. A noter la multiplication d’opérations qui font rentrer de nouveaux produits, souvent plus originaux, le temps d’une semaine.

La distribution classique (Edeka, Rewe,…) suit le hard discount avec toutefois des plus larges et la présence de vins de marque. Certaines chaînes de supermarchés ou de grands magasins (Karstadt, Kaufhauf, Globus,…) ont une approche différente, avec une politique de gamme et de choix.

Les cavistes allemands voient leur part de marché diminuer et sont aujourd’hui à l’origine de 5 % des ventes environ. C’est un secteur extrêmement éclaté. La principale chaîne organisée, Jacque’s Wein Depot compte 250 magasins répartis sur l’ensemble du territoire. D’autres chaînes telles que Vom Fass (160 points de vente) ou Barrique (25 magasins) se sont spécialisées dans le concept original de vente à la tireuse. Il existe aussi quelques associations d’achats pour cavistes telles que Interpartner, mais elles ne représentent pas un poids significatif.

Enfin, dans les « autres circuits » (3%), il faut noter la vente par correspondance, culturellement importante en Allemagne. Hawesko (108 millions d’Euros de chiffre d’affaires sur l’activité VPC Allemagne) et WIV (33 millions d’Euros sur le même univers) sont des sociétés très performantes sur ce secteur. Un nouveau débouché semble aussi se confirmer au travers des Getränke Abhold Märkte (GAM), magasins libre-service de boissons incontournables en raison de la consigne obligatoire, et qui développent de plus en plus aux côtés de leurs gammes de jus de fruits, eaux et bières, des assortiments de vin. On compte en Allemagne environ 10 000 GAM pour un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros, dont 2 % dans les vins.

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