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Le marché du vin en Argentine
(21/2/2005)
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Géographie et démographie : Capitale : Buenos Aires Superficie : 2 766 980 km² Population : 38 400 000 habitants Taux de chômage : 16,3 %
Politique : Régime : République Fédérale Chef d’Etat : Néstor Kirchner
Economie : Monnaie : 1 Peso = 0,33 € PIB : 146,3 milliards d’US$ = 48,2 milliards de Pesos Principales productions : Agriculture, Energie, Mines, Transport.
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Sommaire
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Histoire
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A partir du Pérou, la culture de la vigne s’est étendue à travers le continent, en Bolivie, au Chili ou en Argentine dès 1557.
Au début, le développement de l'industrie viticole fut assez lent, mais à partir de 1853, l'évolution fut plus importante. Les facteurs de développement ont été:
La paix et l'organisation constitutionnelle du pays, la création de l'école normale d'agriculture, l’arrivée en 1885, du chemin de fer qui révolutionna le transport du vin, et l'élaboration de lois protégeant les propriétaires terriens.
L'immigration de nombreux latins en Argentine, provenant de pays dans lesquels cette industrie était prépondérante, donna une grande impulsion à la culture de la vigne qui atteint plus de 350 000 ha en 1977.
La forte consommation intérieure de vins de table commença à baisser, accompagnant l'internationalisation de la filière à partir des années 1990, et amenant des évolutions structurelles importantes.
En l’absence de politique de la filière et, sous le double effet de l’augmentation de la production et de la chute de la consommation, le secteur a dû affronter dans les années 1990, une violente crise de surproduction. L’effondrement des cours qui s’en est suivi et la désaffection pour la production ont provoqué, entre 1990 et 2000, des arrachages massifs de vignobles trop âgés ou de variétés de basse qualité. En dix ans, la superficie du vignoble s’est ainsi restreinte de 40%. Mais depuis 2000, les surfaces augmentent à un rythme d’environ 4 000 ha par an.
Aujourd'hui l'Argentine représente 2,6 % du vignoble mondial, se situe au 9ème rang pour la surface, au 5ème pour le volume de production, et au 6ème pour la consommation.
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Le vignoble
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a- Evolution des surfaces
L'Argentine est un pays depuis longtemps producteur, et au profil d'évolution des surfaces au XX ème siècle proche de celui des pays européens historiquement producteurs.

Après une longue période de croissance jusque les années 1980, la superficie a diminué de 15% et jusqu’en 1995, cette diminution s’accélère. Le recensement 2001 met en avant une restructuration du vignoble : on constate une forte progression des plantations ; ce qui a engendré la légère augmentation de production à partir de 2001 due à l’entrée en production des nouvelles vignes.
Cette restructuration est le résultat des plans de reconversion : arrachage des vignes de faible qualité en les remplaçant par des cépages de meilleure qualité au niveau organoleptique et commerciale.

Depuis l’année 2000, le vignoble argentin est en croissance. La phase de renouvellement qualitatif qui a caractérisé les années 1990 s’est stabilisée, les nouvelles plantations (environ 12%) des surfaces entraînent une croissance du potentiel des vignobles argentins, et son renouvellement qualitatif.
b-importance relative et régions
La vitiviniculture est la principale activité de la province de Mendoza mais tient un rôle secondaire dans le secteur agroalimentaire du pays.
Les régions de production :
- La vallée de Calchaquies (ou Salta) à 1 500 m d’altitude est une des régions viticoles la plus haute du monde. Son vignoble s’étend sur environ 1&nbs;500 hectares. Le cépage le plus planté est le Torrontes, sans oublier les autres cépages blancs ou rouges comme le Cabernet Sauvignon.
- La région antique de Chilecito-Nonogasta est située dans la province de la Rioja et se situe à 395 m au-dessus du niveau de la mer. Elle a une superficie de 7 000 hectares environ.
- La vallée du Tulum, au cœur de la région de San Juan, s’étend sur 48 900 hectares et se consacre principalement à l’élaboration de vin de pays. Elle est également reconnue pour ses vins généreux et liquoreux élaborés par l’artisanat local.
- La province de Mendoza, la région viticole la plus importante d’Argentine (144 954 hectares environ, soit plus de 70 % du total) se divise en plusieurs sous-régions :
- La zone haute de Rio Mendoza, dont le vignoble s’étend sur 23 500 hectares environ se situe entre 650 et 1 100 m d’altitude. Le Malbec est le cépage typique. Le Cabernet Sauvignon, le Merlot et la Syrah sont bien représentés et donnent de bons résultats.
- La vallée de Uco, au sud-est de la ville de Mendoza, comprend 8 100 hectares de vignes à une altitude variant de 900 à 1 200 m. Cette région se distingue par sa production de vin de grande qualité.
- La zone Sud dont le vignoble représente 26 200 hectares et 240 caves. Cette région est la principale région de production du Chenin mais aussi d’autres cépages typiques comme la Bonarda.
- La zone Est est la plus grande zone de production de vin de Mendoza avec 71 000 hectares de vignes et 480 caves. Les cépages blancs et rosés comme le Pedro Ximenes et le Cereza sont les plus représentés. Pour les rouges, le plus typique est le Bonarda.
- La zone Nord comprend les aires de plus basse altitude sur le Rio Mendoza. En général, la région est propice à la production de vin blanc comme le Chenin, le Pedro Ximenes, l’Ugni Blanc et le Torrontes. Près de 15 000 hectares de vignes sont plantés dans cette zone.
- La Vallée de Rio Negro ou région Patagonique est la dernière région a être devenue une région viticole. Cependant, la viticulture est la seconde activité de cette région après les fruits et légumes. Elle présente de jeunes sols alluviaux avec des moyennes à grosses particules qui sont très bénéfiques pour les vignes. Le climat est tout aussi intéressant, bien que les températures soient assez faibles, tout comme le taux d’humidité. Le taux d’ensoleillement permet une bonne maturation des baies.
Voir la carte des régions viticoles de l'Argentine
Source: www.vinosdeargentina.com
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La législation
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a-Dénominations d’origine
Sous la contrainte des engagements pris à l’OMC (accords ADPIC), le pays s’est doté en 1999 d’un cadre législatif national instaurant un système d’Indications de Provenance, d’Indications Géographiques et d’Appellation d’Origine Contrôlée, placé sous la tutelle de l’Institut National de la Vitiviniculture (INV):
-IP (Indication de Provenance = Indicación de Procedencia) : vins contenant au moins 80% de raisins de la région d'IP.
-IG (Indication Géographique = Indicación Geografica) : vins haut de gamme, vinifiés et mis en bouteille dans la région.
-AOC (Appellation d'Origine Contrôlée = Denominación de Origen Controlada): vins de qualité supérieure.
L'INV a reconnu les secteurs suivants comme IG : Vallée d'Uco (sud de Mendoza), Alto Valle de rio negro, Patagonia, Calles Calchaquies et Cuyo. Certaines zones sont encore à l'étude, le système prend exemple sur les découpages français et américains pour les sous-découpages.
Les provinces de Mendoza, Lujan de Cuyo et Maipu sont parmi les AOC les plus réputées.
L'INV travaille en permanence pour trouver des réponses aux problèmes, comme la façon de mettre en place des contrôles et comment les appliquer, quelles types de pénalités à appliquer et comment faciliter la mise en conformité.
b- Dénominations relatives à la qualité des produits
En l’absence de réglementation, l’appellation «vin fin» servait souvent, de manière abusive, de gage de qualité, en opposition aux vins de table. Depuis le début 2004, il n’existe plus de vins fins ni de vins de table :
Les anciennes catégories ont officiellement disparu (vins spéciaux, vins gazéifiés, et vins composés). Seuls les termes espagnols correspondant au vin rouge (tinto), blanc (blanco), rosé (rosado) et mousseux (espumoso) sont autorisés.
L’ensemble de la réglementation (loi de 99 et décret d’application, loi sur l’étiquetage des bouteilles, sur l’usurpation de certaines appellations françaises notamment, sur l’homogénéisation des process de fabrication) a pour objectif d’aboutir à une reconnaissance de la qualité des produits fabriqués et ainsi faciliter leur exportation.
c-Droits et taxes sur les vins et boissons alcoolisées

La loi anti-alcool interdit la vente des boissons alcooliques aux personnes ayant moins de 18 ans. Ceci doit être mentionné sur les étiquettes.
d-Pratiques œnologiques
Certaines pratiques oenologiques utilisées en Argentine, mais interdites en Europe, font toujours barrière aux exportations. Par exemple, les producteurs argentins ont l’habitude d’ajouter au vin de l’acide malique, qui en réduit l’âcreté et lui confère un goût fruité. L’usage de cette substance est interdit en Europe. Pour pouvoir importer des produits contenant cet acide, il est nécessaire qu’un accord soit passé entre l’Europe et le pays exportateur. Ce fut le cas pour le Chili et les Etats Unis et ce devrait être le cas pour l’Argentine prochainement.
Autres pratiques :
Le mélange de deux vins ou plus provenant de différents millésimes.
L'alcoolisation avec alcool vinique pour assurer la conservation ou la préparation de vins spéciaux.
L'utilisation de caramel de raisin dans des vins spéciaux qui possèdent une richesse alcoolique totale non inférieure à 15%.
L'utilisation de filtre de calcium comme clarificateur.
e- Production de moût
Chaque province doit produire un minimum de 30% de moût. Ce quota, imposé par le gouvernement, doit être respecté sans quoi des amendes sont délivrées. En 2003, la région de San Juan avait préféré être pénalisée pour n'avoir produit que 21% de moût, dont les bénéfices sont moindres.
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Encépagement et Production
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1) ENCEPAGEMENT

Source: Questionnaire new world producers-Argentina, and Instituto nacional de vitivinicultura
Les cépages rouges représentent environ 40% de l'encépagement. Ils ont connu un fort accroissement au cours des 10 dernières années, avec la percée des grands cépages internationaux (Malbec, Cabernet, Pinot Noir.). Le Malbec est le cépage rouge le plus planté, et le plus réputé en Argentine.
Les cépages blancs représentent 26% de l’encépagement total. Leur part est en recul depuis plusieurs années.
Les cépages créoles sont des cépages argentins issus du croisement de cépages importés, représentent 35,7% de l’encépagement. L’Argentine est pratiquement le seul pays à élaborer du vin à partir de ces cépages.
Les vins rosés représentent encore la majorité de la production mais sont considérés comme des vins communs. Ils sont principalement issus de Cereza et de Criolla Grande, sur des surfaces d’environ 41 000 hectares pour le premier et 33 00 hectares pour le second. La surface de vignes destinée à l’élaboration de vins rosés est en diminution au profit des cépages rouges.
2) LA PRODUCTION
96,5 % des surfaces étaient destinées à la production de vin en 2003.
a– Evolution de la production

Source: Questionnaire new world producers-Argentina, and Instituto nacional de vitivinicultura; prévisions 2005.
Les volumes suivent les aléas météorologiques, mais sont en tendance de faible croissance, suite à l'entrée en production des vignes renouvelées, notamment les cépages internationaux.
b– Détail de la production 2004
Les chiffres sont encore prévisionnels, la validation de ces informations nécessitant un travail long et difficile par les autorités locales.
Dans les provinces de Mendoza et de San Juan, la récolte 2004 est en forte augmentation :

En mars 2004, l’Argentine a fait une vendange normale dans laquelle on n'a pas détecté de conséquences d'accidents climatiques significatifs, ni de problèmes phytosanitaires importants.
Région de MENDOZA
La récolte 2004 est en augmentation : + 9% par rapport à la production de l'année 2003. Elle devrait atteindre 17 745 000 quintaux.
Sous région Centre :
L’accroissement est de 19% par rapport à la récolte 2003, ce qui est logique car les départements de Maipú et Brillent avaient été touchés, dans la vendange précédente, par des dommages climatiques (grêle).
Sous région Nord :
On note un accroissement de 12% par rapport à la vendange précédente. Tout comme dans la zone Centre, cette sous-région avait été touché par de fortes grêlées, durant l'année 2003.
Sous région Est :
Dans cette région, plusieurs zones avaient été fortement affectées par des accidents climatiques la saison précédente, de même que cette saison. C'est la région qui est la moins irriguée.
Toutefois, en dépit des difficultés, la récolte 2004 est en hausse de 5% dans cette région. Dans les départements de Sainte Rosée et Junín, on observe un accroissement de 14% et de 11% respectivement, en coïncidence logique avec le niveau de la récolte 2003, pénalisé par des effets de la grêle.
Sous région Ouest :
Cette région accuse le plus petit accroissement de production, + 4% par rapport à la récolte précédente. Affectée par des forts vents chauds, les quantités récoltées progressent peu, malgré la forte quantité de vignobles nouveaux qui entraient en production.
Sous région Sud :
Dans cette région, on observe le plus grand accroissement de production, +22% par rapport à l'année précédente. L’année dernière également, cette zone a été touchée aussi par la grêle et le gel.
La forte progression de la récolte 2004 par rapport à celle de 2003 (+ 1 485 000 qx) s’explique par :
1) En 2004, les conditions climatiques ont été plus favorables (pas de gel, moins de grêles…)
2) Bon état sanitaire dans la totalité des sous régions de la province.
3) La bonne santé économique de la filière vin a entraîné de gros investissements dans les vignobles.
En 2004, l’accroissement de la production de l’Argentine aurait pu être encore plus important si la région de Mendoza n’avait pas été touchée dans quelques zones par des vents chauds en période de floraison. La sécheresse a pénalisé quelques zones, principalement celles arrosées par la rivière Tunuyán.
Région de SAN JUAN
Dans cette région, on observe un accroissement de 17.7% par rapport à la récolte 2003, soit une récolte de 6.650 000 qx, c'est-à-dire un accroissement de 1.000.000 quintaux, par rapport à la vendange précédente.
Cet accroissement s’explique principalement par le retour à la normale des vignobles du département de Caucete, touché par la grêle durant l'année 2 003 (2.000 hectares avaient été affectés - perte approximative de 300.000 quintaux) et aussi par l’entrée en production de nouveaux vignobles. Cet accroissement de la production concerne les raisins de table et la production de vins fins.
L’eau a été suffisante dans les zones irrigables. Comme dans la région de Mendoza, l’état sanitaire du vignoble était bon.
c- Prévision 2005
Les prévisions de vendange 2005 en Argentine, publiées par l’Institut National Vitivinicole (INV), tablent sur une récolte en hausse de 7,35 %.
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Consommation
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L’Argentine : profil de consommation à l’européenne.
1) Un profil de consommation à l’Européenne
L’Argentine présente le même comportement de consommation que les pays méditerranéens, producteurs et consommateurs traditionnels. Le résultat de ce phénomène est la diminution de la consommation totale de vin depuis ces vingt dernières années. De 21 millions d’hectolitres en 1980, la consommation nationale n’est plus qu’à 11,5 millions d’hectolitres en 2004.

Source : INV, hectolitres.
2) Les préférences des consommateurs
Ce pays est historiquement un grand consommateur de vins de table, bien que ces dernières années, la demande se soit plutôt dirigée vers les vins fins et effervescents.
Moins en quantité, plus en qualité.
L’Argentine a une consommation intérieure largement supérieure à celle des autres pays producteurs du "nouveau monde" : 34 litres par habitant et par an. Cependant, la consommation totale intérieure a perdu 8,5 millions d’hectolitres en 20 ans. La consommation de vins fins a triplé et représente 27% du marché intérieur (3,3 millions d'hl) alors que celles des vins de table a enregistré une chute spectaculaire sur la même période (-10 millions d’hl).
En 1979, les vins de table représentaient environ 90% du total des vins consommés en Argentine, en 2000 elle ne représente plus que 70%, soit un volume de 8,5 millions d’hectolitres.

Malgré une baisse régulière, la consommation interne en 2003 confirme que le marché intérieur reste le principal débouché de la production, avec un total de 12 325 641 hl, soit 70% des volumes.
Elle s’oriente vers des produits de qualité (+18,91% pour les vins fins) et mousseux, mais aussi vers des produits comme les vins gazéifiés et les mousseux aromatisés. Des campagnes de promotion sur ces secteurs ont permis la conquête d’un public plus jeune et plus féminisé.
Le tourisme serait un facteur de la reprise attendue de la consommation interne.
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Importations
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Les importations par type de vins en hectolitres

Les importations sont en chute libre depuis la dévaluation du Peso en 2001.
En 2003, l’Argentine a importé 2 430 hectolitres de vin, soit 96,3% de moins qu’en 2001. Les importations concernent essentiellement les vins mousseux d’Espagne (très peu de France) et les vins fins (375 hl dont 42 de France) traditionnellement d’origine chilienne.
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Exportations
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Des exportations en forte augmentation
L’Argentine a exporté 1,852 M hl en 2003 soit 14% du total du vin produit et la part relative des exportations est en forte augmentation en volume depuis trois ans :
+5,6% en 2001, +9,7% en 2002 et +10,5% en 2003. Cette tendance est valable depuis le milieu des années 1990.
L'année 2004 marque un ralentissement des volumes avec seulement 1 530 000 hl exportés, mais la valeur est en nette progression à plus 32 % de plus qu'en 2003!
Les exportations de vins fins se réalisent à 85% en bouteilles alors que 78% des vins de table sont exportés en TetraBrik, notamment pour les pays d'Amérique du Sud et près de 15% sont vendus en vrac..
Les premiers clients des vins de table argentins sont les pays d'Amérique du Sud, Paraguay (56%), Uruguay (20%), et ensuite le Japon (11%).
Les exportations de moût représentent également une part importante des exportations : sur les 4,378 M hl produits en 2003, 18% ont été exportés contre 8,5% en 2002 pour une production équivalente.
En 2002, déjà 519 marques locales, dont 30% étaient des vins blancs, ont été exportées dans 79 pays différents. Trapiche et Norton sont les marques les plus présentes sur les marchés extérieurs.
50% des exportations de vins fins sont des vins de cépages (varietales).
Des clients différenciés en fonction de la qualité des vins

Source INV, % des volumes.
Alors que 40% des vins fins sont destinés aux Etats-Unis et au Royaume Uni, les vins de table sont essentiellement orientés vers les marchés régionaux (Paraguay, Uruguay), l’Afrique du Sud et la Russie.
La France se place au 11ème rang des clients de l’Argentine pour les vins fins (3% des exportations). De nombreux investissements ont été réalisés en 2003 (environ 80 MUSD) pour faciliter l’exportation des vins argentins.
Depuis 2003, de nouveaux marchés ont été ouverts vers les pays de l’Europe de l’Est et les pays nordiques.
Exportations argentines de vins selon pays de destination 2003:

L'Afrique du Sud, la Russie et le Paraguay sont concernés surtout par des vins en vrac, alors que les autres pays importent plus des bouteilles, d'où les différences de valeur.
Les valeurs sont fonction du contenant, mais aussi du type de produits.

Les ventes à l'étranger de vins de table sont supérieures en volume aux exportations de vins fins. En valeur, les vins fins constituent la majeure partie des bénéfices. Cette évolution résulte des efforts réalisés par les grands groupes viticoles (notamment étrangers) pour répondre aux marchés internationaux des vins de cépages et de qualité.
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Les acteurs de la filière
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a- structures de production
Les petites exploitations sont majoritaires.
Près de la moitié des exploitations ont une superficie inférieure à 5 ha et les exploitations de 15 à 50 hectares couvrent environ 1/3 des surfaces.
En 2003, on comptait 26 011 exploitations viticoles, dont 1 275 bodegas (producteurs vinificateurs).
Le nombre d’exploitations diminue, et ce sont les exploitations de taille inférieure à 10 hectares qui disparaissent : depuis 1983 le nombre d'exploitations a été divisé par 2 et 50% d’entre elles ont une taille comprise entre 1 et 5 hectares.
Quelques grands groupes se développent, liés à la mondialisation de la filière
L'Argentine attire de nombreux investisseurs, et la mutation de son profil de production est en cours.
Les premiers vins d'un nouvel établissement vinicole français en Argentine sont sur le point d'apparaître sur les linéaires de vente - le fruit d'un projet faisant participer sept investisseurs. El Grupo de los Siete - le groupe de sept - a été formé il y a cinq ans en France. Mené par œnologue Michel Rolland, le groupe a accepté de mettre en place sept nouveaux vignobles en Argentine. Chacun ayant pour objectif de produire des vins de haute qualité sous leur propre étiquette. Le groupe se compose de Catherine Péré-Vergé, la propriétaire de la compagnie française de verrerie «Cristal D'Arques», Laurent Dassault, Nadine de Rothschild, Châteaux Clarke et Malmaison de Bordeaux, la famille d'Aulan, anciens propriétaires de Champagne Piper Heidsieck et propriétaires en Saint-Emilion, du Château Sansonnet, la famille de Cuvelier de Chateau Leoville Poyferre, l’avocat Philippe Schell et l'œnologue Michel Rolland.
Le groupe a investi 50 millions de dollars, commençant par l'achat de 840 ha de terres non cultivées dans la région relativement inconnue de Tunuyan dans le sud de la région de Mendoza. Sept wineries seront construites dans les prochaines années, mais la première Catherine Péré-Vergé Bodega Monteviejo sortira ses vins cette année. Monteviejo, équipé de la dernière technologie, transformera les vins pour le reste du groupe jusqu'à ce que leurs bodegas respectifs soient construites. L'intention initiale du groupe était de se concentrer principalement sur des vins haut de gamme pour le marché intérieur argentin, mais depuis la dévaluation du peso ils espèrent maintenant exporter 80% vers les USA, le Royaume-Uni, la France et le Chili. On s'attend à ce que l'échelle de prix soit comprise entre 6 et 30 dollars/bouteille.
Certains des membres ont une longue association avec l'Argentine. La famille d'Aulan a possédé Bodega Alta Vista, qui produit certains des vins les plus fins du pays, depuis 1970. Michel Rolland a un investissement personnel important dans les vignes argentines. D'autres investisseurs français en Argentine incluent Moët et Chandon, qui possède des parts dans Bodegas Terrazas, Jacques et François Lurton (les fils d'André Lurton de La Louvière de Château dans Pessac-Léognan) qui sont à Tunuyan depuis 1992, et leur cousin Pierre Lurton, directeur de Château Cheval Blanc, qui gère un joint-venture en participation pour LVMH dans la région de Mendoza. Il y a également Caro, une joint-venture entre Chateau Lafite et la famille Chaîne de Mendoza.
Autres exemples: Fecovita; Chandon; Vinas de Medrano; La Riojana; Bodega Penaflor; Trapiche; Covison...
b-Les OPV
Les vins d'Argentine
Cet organisme gère un site d'actualités et d'informations sur la vitiviniculture en Argentine permet également d'établir un contact avec les exploitations du pays. Il vient d'ouvrir un bureau à Londres pour promouvoir les vins argentins sur ce marché. Coordonnées : Av San Martin 430 Mendoza ARGENTINA Av San Martin 673 Maipu 5515 Mendoza ARGENTINA Tél/Fax: +54 261 497 6829 E-Mail : info@vinosdeargentina.com Internet: www.vinosdeargentina.com
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INV : (Instituto Nacional de Vitivinicultura)
Cet institut vérifie l'application des lois, agit comme organisme technico-administratif de l'application du système de délimitation géographique, mène une action pour accompagner le processus de croissance des exportations sur les principaux marchés, et actualise en permanence les statistiques vitivinicoles.
Coordonnées : Av San Martin 430 Mendoza ARGENTINA Tél/Fax: + 54 261 449-6304/06 |  |
Instituto de Desarrollo Rural (IDR)
C'est le fruit de l'intégration de différents établissements publics et privés. Il identifie et favorise les outils qui contribuent au développement et au maintien du secteur rural de la province de Mendoza.
Godoy Cruz 111 - Ciudad - Mendoza - Argentina
Tel. + 54 261 4292681
www.idr.org.ar)
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Perspectives
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L’avenir du secteur passe par le Plan Stratégique Vitivinicole 2020 (PEVI 2020)
Ce projet prévoit la création d’un fond de plusieurs millions de dollars, afin de promouvoir les vins argentins à l’export et de consolider le marché intérieur. Ce plan est mis en oeuvre depuis le début de l’année 2004 avec les apports des producteurs et des bodegas qui paient, en moyenne, 9 centimes USD pour 100 litres de vin ou de moût produit. La filière espère ainsi collecter 2,4 Million d’USD et que cette somme augmentera régulièrement de manière à atteindre les 3,5 Millions USD en 2006. (NB : le budget de promotion du CIVL est supérieur à ce budget !)
Ce plan est similaire à celui qu’appliquent déjà d’autres pays producteurs comme le Chili, l’Australie, ou l’Afrique du Sud. En 2020, l’objectif est que les bénéfices des exportations soient 10 fois supérieures aux bénéfices actuels.
Le COVIAR
L'Argentina Viticultural Corporation (Interprofession Vitivinicole de l’Argentine - COVIAR) a été créée dans le cadre du plan stratégique vitivinicole 2020.
La COVIAR réunit 17 représentants des secteurs publics et privés. Le privé détient 12 membres comprenant Bodegas De Argentine, Unión Vitivinícola Argentine, Centro de Viñateros y Bodegueros del Este, et Cooperativa Vitivinícola Argentine... Les membres restants sont cinq fonctionnaires des gouvernements des différentes provinces vinicoles.
L’évolution de la production
Le plan mis en place au Chili a globalement fait progresser sa production au début des années 2000 (elle a doublé entre 1995 et 2000). On peut penser que l’effet sera similaire pour l’Argentine, en sachant que ce pays a plus de potentiel que son voisin (par l’étendue de ses surfaces cultivables entre autres). Le plan PEVI n’a pas pour but principal d’augmenter la production, mais de créer de la valeur ajoutée à travers une organisation et une intégration des acteurs du secteur, par une production de vin de meilleure qualité, par un développement de la capacité exportatrice du pays. La recherche d’une image et d’une identité associée aux vins argentins devrait faciliter la conquête de nouveaux marchés et la fidélisation de clients.
L’Argentine espère ainsi que les vins représenteront 20% de ses échanges internationaux en 2020.
Développement de la production des vins de cépages et de la qualité…
La production locale a longtemps été spécialisée dans les vins de table, bas de gamme, destinés au marché intérieur
Selon la définition locale, les cépages de qualité représenteraient, en 2001, 61% de l’encépagement. Un bureau d’études argentin spécialisé, Claves I.C., avance que la part des vins fins a augmenté de 71% en volume et de 297% en valeur depuis 10 ans.
La qualité croissante des vins s’explique en particulier par des rendements modérés, notamment pour la Syrah, le Malbec et le Sauvignon Blanc. Une prise de conscience des bodegas sur les enjeux de la qualité et d´information, diffusées par les régions, sur les méthodes à suivre pour fabriquer les vins, sont à l’origine de cette évolution. Par exemple, la région de San Juan accompagne et aide les producteurs dans leurs décisions, et finance en partie les récoltes.
Le tourisme
Le développement du tourisme vitivinicole (+19%) contribue également à cette reprise. Les ouvertures de bars à vin et de musées se sont multipliées, des dégustations ouvertes au public se développent et des circuits de types «route des vins» s’organisent dans les provinces de Mendoza et San Juan. Les bodegas ouvrent leurs portes et découvrent ainsi une nouvelle source de revenus et un moyen de faire connaître leur marque.
L’Argentine reste cependant à la recherche d’une image marketing qui lui serait propre, d’une identité à promouvoir sur le marché international. De gros investissements sont actuellement consentis pour revoir les emballages et les étiquettes.
Investissements étrangers
L'industrie vinicole argentine recevra 145 millions USD cette année pour l'investissement, l'installation, la prolongation et la modernisation des établissements vinicoles situés dans la province de Mendoza. En général, 60% des investissements étrangers dans Mendoza viennent des capitaux français, chiliens et suisses.
C'est une exception à la situation économique en Argentine où les investisseurs étrangers ont décidé de cesser de faire des investissements depuis le commencement de la crise. Les autres 40% viennent des capitaux argentins qui concernent également des industries dans la relation par l'industrie vinicole.
Tous les projets qui ont été réalisé concernent les marchés d'exportation où le potentiel du retour de l'investissement est intéressant pour les compagnies étrangères. C'est une industrie où la concurrence est très présente.
La France n'est pas le seul investisseur en Argentine. Les producteurs et les industriels de vin d'Italie, d'Espagne, des Pays Bas, du Portugal, du Chili, des USA et de l'Autriche ont également des projets dans le secteur vinicole argentin.
Le packaging
Ces dernières années, les types d’emballages pour les vins suivant leur origine ont beaucoup varié.
De 1979 à 1985, la consommation de vin en dame-jeanne représentait 65% contre 35% pour les bouteilles.
A partir de 1986, avec l’apport de nouveaux types de contenants, cette répartition s’est transformée. L’abandon de la consommation de vin en famille est une des raisons de la disparition progressive des dames-jeannes au profit de contenants de plus faibles volumes.
Le vin conditionné en Tetra-Brik prend rapidement de l’importance au détriment des dames-jeanne. En 1998, la consommation de vin en Tetra-Brik atteint la moitié des vins consommés et seulement 1/3 pour les vins en bouteilles.
Les explications de ce changement de conditionnement sont : l’introduction de nouvelles technologies, la légèreté, pas de risques comme le verre, des raisons économiques et bien sûr des raisons d’hygiène et de sécurité.
Mais le Tétra-Brik véhicule également un aspect négatif : la faible image esthétique et l’association à un vin de bas de gamme.
Pour cette raison, les vins fins sont principalement consommés en bouteilles.
Les investissements en publicité et marketing de la filière vin en Argentine ont augmenté en moyenne de 20 à 30% cette année. Les campagnes de communication visent notamment la clientèle des touristes, sur la côte atlantique ou en Patagonie.
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