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Le marché du vin au Chili
(28/2/2005)
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Géographie et démographie
Capitale : Santiago du Chili
Population totale : 15 millions
Population active : 5,9 millions
Le territoire se divise en 12 régions numérotées de I à XII du nord au sud, divisées elles-mêmes en provinces.
Politique
Régime : République démocratique
Chef de l'Etat : Président Ricardo Lagos
Economie
Produit Intérieur Brut : 90,8 millions de $, soit 6 000 dollars par habitant en 2004
Monnaie : Peso chilien 1$ = 567 pesos
Principales productions :
énergétique, agroalimentaire, mines
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Sommaire
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Histoire
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Chili : pays de tradition viticole
16ème siècle : le vin, partie intégrante de la conquête
L’histoire du vin chilien a débuté avec l’arrivée des premiers conquistadors espagnols. La conquête espagnole fut réalisée au nom de Dieu. Les missionnaires considéraient le vin comme indispensable pour célébrer l’eucharistie.
1548 : le prêtre Francisco de Carabantes débarque à Concepcion à 500 m au sud de Santiago où il planta les premiers ceps de vignes. C’est la nécessité de faire du vin pour les cérémonies religieuses.
18ème, Chili : grand producteur de vin
L’environnement naturel exceptionnel et les conditions climatiques propices à la viticulture ont favorisé l’essor de la vigne dans la Vallée centrale, et le Chili a une production très importante. On imagine qu’avec les méthodes rustiques de vinification le vin produit n’était pas d’une grande qualité.
19ème siècle : la nouvelle vitiviniculture
A partir de la seconde moitié du siècle, le vignoble chilien connaît un tournant avec l’introduction de cépages français.
1851 : Silvestre Ochagavia introduit des cépages français : Cabernet Sauvignon, Merlot, Pinot Noir, Malbec, Sauvignon et Chardonnay.
20ème siècle : boom du vin chilien
Les années 80 marquent le début des investissements de modernisation des technologies viticoles, de la réglementation, du développement de nouvelles zones de plantation et de l’adaptation de nouveaux cépages.
Le secteur représente 0,8% du PIB et a rapporté plus de 670 millions US$ d’exportation en 2003, positionnant le Chili comme l’un des premiers exportateurs mondiaux. Les superficies dédiées à la vinification représentent 106 971 hectares produisant 526,5 millions de litres de vins en 2001, ainsi que 9 800 hectares consacrés à l’élaboration d’un alcool de raisin bénéficiant d’une Appellation d’Origine Contrôlée : le Pisco.
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Le Vignoble
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a- Le territoire chilien
Situé sur la côte Pacifique de l’Amérique Latine, le Chili étire ses 4 300 km du Pérou au Cap Horn avec une largeur moyenne de 190 km. Des frontières naturelles isolent le Chili de ses voisins. Il est séparé de l’Argentine, à l’est, par la Cordillère des Andes, et de la Bolivie et du Pérou, au nord, par le désert d’Atacama. La géographie très particulière du pays se reflète sur son climat. Ainsi le nord est chaud, aride et désertique, la Vallée Centrale bénéficie d’un climat méditerranéen et le Sud connaît un climat océanique.
L’environnement naturel exceptionnel et les conditions climatiques propices à la viticulture ont favorisé l’essor de la vigne dans la Vallée Centrale.
La spécialité chilienne : le Pisco
C’est une eau de vie d’Amérique Latine (Pérou, Chili). Le vin de base est issu du moscatel, variété locale Muscat d’Alexandrie (9 hybrides du Muscat sont en fait autorisés pour la distillation). Le vin subit un léger vieillissement avant distillation : il est logé dans de petites cuves ou dans des récipients de terre cuite. L’alambic traditionnel est dit à repasse, comme en cognaçais. Bien connu aux Etats-Unis, il était quasi introuvable en France il y a encore 20 ans. On le consomme nature ou en cocktail.
Les régions viticoles du Chili

Le Chili est un pays très étalé qui propose de nombreux climats répartis à différentes latitudes. On distingue habituellement 7 principales régions aux caractéristiques différentes.
Le Chili est l'un des rares pays qui plante encore "franc de pied", en d'autres termes, sans avoir recours au greffage, alors que cette opération est rendue nécessaire dans le reste du monde pour protéger du puceron dévastateur les variétés nobles de l'espèce " Vitis vinifera ". Il semble que le phylloxéra, dont on n'a effectivement jamais trouvé la trace, pourrait très bien se trouver dans le sol du vignoble chilien en raison de l'importation de nombreux cépages depuis longtemps, mais que les conditions culturales, dont l'irrigation, et la nature du sol l'empêcheraient de se reproduire et, conséquemment de faire des ravages. Aussi, les producteurs qui veulent réduire l'irrigation commencent à planter de nouvelles vignes préalablement greffées afin de ne pas avoir de mauvaises surprises dans l'avenir.
b- Evolution des surfaces
Après une forte chute des surfaces au début des années 1980, le vignoble Chilien a stagné jusqu'a la fin des années 1990. Depuis 1996, les surfaces de raisin de cuve ont plus que doublé, malgré un ralentissement des plantations depuis les années 2000. Les productions de raisin de table et pour le Pisco sont stables.

source: Catastro Viticola Nacional 2003.
Aujourd'hui le Chili représente 172 635 ha de vignes, dont 110 097 pour la vinification.
c- Evolution des cépage de cuve en hectares

La part des cépages rouges augmente au détriment les cépages blancs. En 2003 l'encépagement est composé de 24% de cépages blancs et de 76% de cépages rouges. Ces valeurs sont stables depuis 4 ans après une augmentation de la proportion des rouges, et on peut penser que le Chili a atteint un équilibre à ce niveau.
Le Chili est depuis longtemps complanté en cépages internationaux. Le Carmenère serait plus répandu qu'on ne le pense, car on l'aurait longtemps confondu avec du Merlot. Il aurait été planté à plus de 5 800 ha depuis 1996, et deviendrait le cépage typique du Chili.
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Législation
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a- Législation des «dénominations d’origine»
Amélioration des appellations d’origine et certification des vins
La situation de la vitiviniculture chilienne était arrivée à un point critique dans la décennie 80, avec la surproduction des raisins et la vente à bas prix des vins. Il y avait donc une situation favorable pour faire une analyse tant interne qu’externe sur l’évolution du secteur des vins.
Les Chiliens ont décidé que la réflexion devait être le résultat du travail conjoint du secteur public et privé, pour assurer la croissance du secteur de manière harmonieuse. Le secteur patronal privé et l'État ont tracé les réglementations qui régiraient les produits avec dénomination d'origine.
Il a été décidé de donner un plus grand soutien aux vins avec dénomination d'origine créés en 1979. A partir de 1994, ils ont eu un soutien légal plus consistant, avec la promulgation du décret Nº 464, qui a établi une nouvelle classification viticole et en fixant les normes pour son application.
Le Chili a développé une stratégie basée sur la dénomination d'origine géographique, qui constitue une position intermédiaire entre la dénomination d'origine européenne et l'indication d'origine américaine. La mention de cépage, permet de faire face au marché international avec un soutien sérieux et qualitatif, et de même, s'adapter avec une facilité aux changements que les consommateurs imposeront dans le futur.
Principales contraintes législatives:
1. Les Zones
Le décret n°464 du 14 décembre 1994 établit une classification viticole et les appellations d’origine : « denominacion de origen ». Le pays est divisé en 5 régions viticoles, 13 sous régions, 7 zones formées et enfin 44 aires.
Les zones d’appellation, ainsi identifiées sont parfaitement délimitées en employant la division administrative et en étroite relation également avec la topographie (vallées et fleuves).
Conditions d’utilisations
Les dénominations d’origine peuvent être mentionnées sur les étiquettes lorsque 75% minimum du vin provient du lieu indiqué.
2. Autres mentions
-Le cépage : la variété peut être indiquée sur l’étiquette lorsqu’elle représente 75% au moins du vin produit et si elle est mentionnée dans le décret.
-L’année de récolte : il faut que 75% au moins du vin proviennent de l’année de récolte pour que la date soit mentionnée sur l’étiquette.
-« Embouteillé à la propriété » peut être inscrit sur l’étiquette si le vin a été conditionné sur la même aire géographique que la dénomination, et que les étapes de la transformation ont été réalisées sur le site.
- concernant le taux de sucre résiduel:
- sec: quand le contenu n'est pas au-dessus de 4 grammes par litre, sauf exception liée à l'acidité.
- demi-sec: pour une proportion de plus de 4 grammes par litres et d'un maximum de 12 grammes par litre, sauf exception liée à l'acidité.
- doux: pour des teneurs de 12 à 45 grammes de sucre par litre.
Contrôle et certification : le contrôle des normes est effectué par le Service d’Agriculture et d’élevage (SAG) du ministère. Des « entreprises de certifications autorisées » publiques ou privées pourront effectuer les actions de contrôle en accord avec le SAG.
Les vins de table sont aussi soumis à certaines contraintes, notamment sur l'étiquetage, mais moins strictes.
b- Droits de douane et taxes sur les vins et spiritueux
Les droits de douane
Les vins, vermouths et spiritueux supportent un droit uniforme sur CIF (Cost insurance and Freight = valeur assurée plus coût de transport) en 2001. Ce taux a baissé de 1 point par an pour atteindre un taux plancher de 6% au 1er janvier 2003.
Taxes générales
La TVA est de 18% sur la valeur CIF, majorée des droits de douane.
Les taxes additionnelles
Une taxe unique de 27% est appliquée à compter du 21 mars 2003 sur le whisky, l’eau de vie (y compris le Pisco), les liqueurs de vins ou aromatisées de type vermouth.
Cette taxe s’applique indépendamment de l’origine des boissons sur la valeur CIF, majorée des droits de douane.
Le vin et la bière sont soumis à une taxe sur les alcools de 15%.
Publicité :
Les messages publicitaires des spiritueux ne peuvent être diffusés à la télévision qu’entre 22:00 et 6:00. Les panneaux publicitaires ne peuvent montrer que des images des boissons alcoolisées, et le texte doit être limité au contenu approuvé sur l’étiquette du produit.
L’age légal pour consommer de l’alcool est passé en 1993 de 21 à 18 ans.
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Production
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a– Evolution de la production totale

Source: Catastro viticola Nacional
Outre les variations liées au millésime, les volumes de production augmentent régulièrement avec les surfaces en production pour atteindre plus de 6 052 000 hectolitres en 2004.
Evolution de la production de vin avec et sans dénomination d’origine (en M litres)

Les Chiliens ont tourné ces dernières années leur production vers des vins avec appellation d'origine (DO), plus qualitative et mieux valorisée.
b- Prévision 2005
On peut s'attendre à une augmentation des volumes de récolte, compte tenu que la récolte 2004 avait été pénalisée par de mauvaises conditions météorologiques pendant l'été.
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Consommation intérieure et importations
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a- Consommation

Source: WHOSIS (word health organisation statistical information system).
Le Chili consomme aujourd'hui environ 6 litres d'alcool pur par habitant et par an.
Le marché intérieur n'a consommé que 2 300 000 hl de vin en 2002, soit un peu plus du tiers de la production totale de vin.
La consommation était à plus de 45 litres par habitant et par an avant les années 1990, puis elle a connu une forte baisse, pour arriver en 2002 à 15,7 litres par habitant et par an. Les hypothèses d'évolution ne sont pas optimistes.
Les Chiliens ne sont pas pour autant de gros buveurs d'alcool, avec moins de 5 litres d'alcool pur par habitant et par an.

Evolution de la consommation de vin en litres par habitant et par an
b- Les importations
Le Chili importe très peu de vin, soit environ 20 000 hectolitres, car le marché intérieur est déjà saturé avec les productions locales.
Cependant cela concerne certains produits à très forte valeur ajoutée.
La France s’avère être le troisième fournisseur de vin au Chili en valeur avec 17,5 % de la valeur totale des importations (plus de 200 000 $ pour 13 000 litres). L’Argentine fourni 2 107 243,25 litres représentant 93,7 % des importations totales.
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Exportations
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Evolution des exportations

source: Vinas de Chile
L'export est le premier débouché des vins chiliens.
Il a beaucoup augmenté ces dernières années, tant en volume qu'en valeur, au rythme impressionnant de plus de 15 % par an depuis 10 ans.
En 2004 le Chili aurait exporté pour plus de 830 millions de $, et espère atteindre les 470 millions d'hectolitres en 2005.
Evolution du prix moyen des vins exportés par le Chili ($/litres)

Répartition des exportations de vins chiliens par pays

L’Europe est devenue le principal marché du Chili. Les exportations chiliennes progressent plus lentement en Amérique du Nord. Le marché asiatique est en forte croissance pour les vins chiliens.
L'Amérique du Sud est le secteur où les exportations ont connu le plus de recul, dû à l'augmentation de la production des pays voisins, et à la focalisation des acteurs sur des marchés plus importants en valeurs.
Principaux pays destinataires pour les vins chiliens

La France, la Chine, l’Allemagne utilisent le Chili comme un fournisseur de matières premières (vin à bas prix). Le Chili investit avec succès pour sortir de ce statut de fournisseur de vins en vrac.
Le Chili exporte dans près de 100 pays sur les 5 continents.
Après deux années de crise, concernant notamment les stocks de produits en vrac, l’industrie vitivinicole représente 0.8% du PIB et a rapporté plus de 608 millions de dollars d'exportation en 2002.
A l'exportation, les principaux cépages sont le Cabernet Sauvignon, le Merlot, le Sauvignon et le Chardonnay. Depuis quelques années, Syrah et Pinot Noir font leur apparition. Mais c'est de Carmenère dont on parle aujourd'hui. En effet, cette variété qui a presque disparu du Bordelais, gagne du terrain au Chili et, contre toute attente serait dans la plupart des régions ce que l'on a toujours pris pour du Merlot.
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Acteurs de la filière vitivinicole
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a- Taille des exploitations viticoles au Chili

Les petites exploitations sont stables, le nombre des grandes exploitations est en hausse.
Autrefois représentée par une demi douzaine d’entreprises, la production chilienne se trouve aujourd’hui répartie entre une centaine de domaines plus ou moins intégrés. Les quatre sociétés les plus importantes restent Concha y Toro, Santa Rita, San Pedro et Santa Carolina, qui représentent plus de 50% des volumes exportés.
Les grandes entreprises sont le fruit de la mondialisation et de gros investissements, notamment étrangers.
Par ailleurs, les producteurs achètent de moins en moins de raisins aux viticulteurs sur lesquels ils n'ont pas de contrôle; ils agrandissent plutôt leurs domaines afin de maîtriser la situation dès le début du processus.
b- OPV
Le "Servicio Agricola Ganadero" (SAG)
Ministère de l’agriculture
La loi du 11 novembre 1985, qui régule la production et la commercialisation des boissons alcoolisées, a donné comme mission au SAG d’établir et d’actualiser un cadastre du vignoble chilien. Le premier a été établi en 1985 puis il fut réactualisé en 1993. Depuis, il est mis à jour annuellement. Les informations compilées par ce service permettent d’établir un historique statistique afin de développer des politiques adaptées à l’évolution du secteur, ainsi qu’un contrôle de la zone viticole et des appellations d’origine.
Le secteur viticole national est divisé en deux associations : Chilevid qui regroupe les producteurs émergeants, et Viñas de Chile A.G. qui réunit les entreprises traditionnelles du pays. Leurs adhérents représentent 90% de la production de vin et 80% des exportations de vin embouteillé.
Chilevid
Association d'exportateurs de vins fins.
Cette association à caractère corporatif, créée en 1992, réunit des producteurs de vins fins qui vinifient, élaborent et conditionnent eux-mêmes leur vin et le commercialisent principalement à l’export.
Actions :
Réaliser toutes sortes d’activités associatives avec la collaboration économique de ses adhérents et avec les moyens financiers qu'il est possible d’obtenir sur le plan national ou international.
Action directe auprès des adhérents :
Projets d’aide à la viticulture en technique, en économie ou en marketing, conseil aux membres de l’association en relation avec l’exportation.
Communication et promotion du vignoble Chilien :
Diffusion de l’information, présence sur les foires et salons, suivi des statistiques des entreprises exportatrices, organisation de prestation sur des marchés à l’international.
Coordonnées :
Av. Providentia 2330 Of. 63, Providentia Santiago
Tél. : 56 2 232 98 49
Fax : 56 2 232 77 43
http://www.odepa.gob.cl/
Viñas de Chile A.G.
Le 11 novembre 1949, les principaux producteurs de vins chiliens ont formé l’association des embouteilleurs de vin chilien afin de faire évoluer l’activité de cette filière. En 1968, l’association fusionna avec le consortium des exportateurs de vin. Aujourd’hui ces producteurs sont réunis sous Viñas de Chile A.G., qui regroupe 37 viñas qui vont des plus importantes (Concha y Toro, San Pedro, Santa Rita) aux plus petites qui parfois ne vendent pas encore auprès du grand public.
Coordonnées :
Edificio WTC, Torre Sur, Av Nueva Tajamar481, Of. 804
Tél. : 56 2 203 63 53
Fax : 56 2 203 63 56
http://www.vinasdechile.com/ingles/index.html
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Perspectives
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Bénéficiant d’un rapport qualité/prix particulièrement favorable et d’une agressivité commerciale certaine, les vins et mousseux chiliens se sont imposés auprès d’une large palette de pays consommateurs (Etats-Unis, Canada, Europe du Nord, Amérique du Sud), en parvenant à diversifier sensiblement l’offre et le risque commercial. En fonction du marché intérieur et des efforts promotionnels intensifs réalisés sur les marchés nord-américains et européens, l’évolution vers les vins de qualité devrait encore s’accentuer dans les prochaines années dans un contexte de forte croissance de la production (début de limitation des superficies et des rendements). Dans ce cadre, d’autres investissements seront nécessaires, tant au niveau du matériel de vinification que des techniques de récolte mécanisées, auxquelles s’ajoutent la mise en valeur de régions émergentes ou inexploitées.
a- Investissements
Depuis 1985, d’importants investissements technologiques ont été réalisés avec pour but l’amélioration du processus de production et l’augmentation de la qualité. Ces 10 dernières années, une rénovation complète de l’équipement de vinification a été effectuée. Les cuves en bois ont été remplacées par des cuves inox. Pour l’élevage des vins, des barriques en chêne nord-américain ou en chêne français sont trés utilisées.
Toute la capacité pour l’élevage des vins a augmenté de 855 millions de litres en 1985 à 1.374 millions de 2003. Ces deux dernières années, les compagnies vitivinicoles développent des projets concernant l'environnement, investissant en usines du traitement des déchets industriels liquides de plus de 10 millions d’USD. Les processus de certification environnementale sont devenus des priorités pour les compagnies.
Le développement économique croissant du pays a permis aux producteurs d’investir dans les vignes et les équipements, et dans les technologies pour l'élaboration du vin. A cela s’ajoute, des oenologues chiliens très bien formés et connaissant parfaitement les techniques vinicoles employées dans le Monde. Les oenologues ont assumé les responsabilités techniques et commerciales qui ont produit les changements nécessaires pour obtenir des vins différents et en phase avec les attentes du marché.
b- Prospective Chili 2010
Ces derniers temps, le marché mondial du vin a connu une infinité de changements liés à la mondialisation et aux comportements des consommateurs. La principale tendance dans la consommation de vin est la forte chute du vin de consommation courante, et l'augmentation de la consommation de vins de qualité. Par conséquent on a privilégié la plantation de variétés classiques appelées «cépages à haute qualité potentielle», accompagnée par d’importants progrès qualitatifs et technologiques dans le processus de vinification.
L'industrie chilienne du vin a connu des changements profonds dans ses méthodes de production : On a cherché la diversité, en créant de nouvelles zones de production comme Ovalle dans le Nord, Casabianca et San Antonio dans le Centre, Apalta dans la Vallée de Colchagua, et Traiguen dans le Sud, pour la recherche des climats les plus tempérés, en s'approchant de la mer ou de la Cordillère. Il existe encore beaucoup de microclimats et de sols qui peuvent être plantés en vigne, en cherchant l'innovation et une amélioration continue des pratiques de production et de vinification.
L'étude récente du Ministère de l'Économie "Prospective Chili 2010", dont l'objectif a été d’analyser les forces et faiblesses de la filière pour vaincre des incertitudes et mieux orienter l’affectation des ressources publiques et privées à la croissance économique nationale, constate en ce qui concerne le secteur vinicole : "La production et l'exportation des vins sont considérées comme les activités commerciales les plus porteuses pour la présente décennie, vu les capacités actuelles de notre pays et sachant qu'il est possible de les développer encore… »
Le Chili résiste bien aux difficultés sur le marché international des grands Crus, marché qui est actuellement saturé. Les producteurs chiliens disposent de tous les instruments de valorisation employés dans le monde du commerce du vin, avec la garantie que la production pourra s'adapter avec facilité aux changements qui s’imposeront dans le futur.
L'industrie vitivinicole chilienne peut renforcer sa position, et être l’un des principaux concurrents sur le marché mondial.
L'objectif de l'industrie vinicole chilienne pour les prochaines années est de consolider et d'augmenter ses exportations. Cet objectif de croissance et les défis pour vaincre une concurrence active nécessitera de nouveaux investissements, des efforts intenses en terme de commercialisation, le développement de vins de dénomination d'origine conditions pour un bon accueil des produits de la vigne sur le marché international.
c- Les atouts de la vitiviniculture chilienne
Le Chili a, en comparaison avec d'autres pays, des conditions météorologiques optimales pour la production de vins nobles. Les microclimats, nombreux, combinent la lumière, la température au sol et l'humidité pour permettre la production de raisins de qualité.
Le Chili dispose des variétés de vignes à vin fin, présentent au Chili au siècle dernier; ces vignes mères pré-phylloxériques, constituent un patrimoine national et pour certains spécialistes, un patrimoine de l'humanité.
La tradition centenaire de la vitiviniculture se traduit par une ressource humaine expérimentée, autant au niveau professionnel que dans les expériences historiques et culturelles, lesquelles projettent l'image d’un pays viticole.
Des avancés récentes en technologie et la modernisation des équipements placent le Chili au niveau des pays de production réputée et bons exportateurs de vin.
Le pays a maintenant une image de stabilité économique et politique, ce qui est un attrait pour des investissements nationaux autant qu'étranger en vitiviniculture.
L'attitude des industriels et de leurs organisations qui, fonctionnant à côté de l'Etat, ont guidé l'amélioration de la qualité des vins d'exportation et perfectionné aussi la législation en suscitant des dénominations d'origine et une segmentation des vins.
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